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Exercice pour expliquer un texte de Husserl

Mise à jour : 4 décembre 2012

Un questionnaire précis et poussé pour inciter les élèves à expliquer un texte de Husserl, par Sausen Mustafova, professeur de philosophie au lycée La Hôtoie d’Amiens.

Explication de texte :
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Quant à la perception elle-même, elle est ce qu’elle est, entrainée dans le flux incessant de la conscience et elle-même sans cesse fluante1 : le maintenant de la perception ne cesse de se convertir en une nouvelle conscience qui s’enchaîne à la précédente, la conscience du vient-justement-de-passer ; en même temps s’allume un nouveau maintenant. Non seulement la chose perçue en général, mais toute partie, toute phase, tout moment survenant à la chose sont, pour des raisons chaque fois identiques, nécessairement transcendant à la perception (…). La couleur de la chose vue (…) apparaît : mais tendis qu’elle apparaît, il est possible et nécessaire qu’au long de l’expérience qui la légitime l’apparence ne cesse de changer. La même couleur apparaît « dans » un divers ininterrompu d’esquisses de couleur. La même analyse vaut pour chaque qualité sensible et pour chaque forme spatiale. Une seule et même forme m’apparaît sans cesse à nouveau « d’une autre manière », dans des esquisses de formes toujours autres. Cette situation porte la marque de la nécessité ; de plus elle a manifestement une portée plus générale. Car c’est uniquement pour une raison de simplicité que nous avons pris pour exemple le cas d’une chose qui apparaît sans changement dans la perception. Il est aisé d’étendre la description à toute espère de changement.

1. Qui ne cesse de changer à travers l’écoulement du temps

Husserl

Éléments de correction pour le texte de Husserl

Répondre à ces questions vous permet d’aborder tous les éléments importants du texte de Husserl.

I. Quelles sont les notions en jeu dans ce texte ?

II. Réfléchir à la thèse du texte et à l’antithèse ; formuler une problématique :

  1. Quel est le thème du texte ?
  2. Quelle est la thèse de Husserl ?
  3. Quelle objection est-il possible de faire à la thèse de l’auteur ?
  4. Dégagez clairement la problématique du texte.

III. Les articulations du texte, autrement dit les étapes de l’argumentation de l’auteur lui permettant de soutenir sa thèse :

Première partie de _________________________________ à ___________________________________________

Objet de cette première partie :

Deuxième partie de _________________________________ à ___________________________________________

Objet de cette deuxième partie :

Troisième partie de _________________________________ à ___________________________________________

Objet de cette Troisième partie :

IV. Première partie

  1. Donnez une explication à l’expression « flux incessant », illustrez avec des exemples
  2. Avons nous toujours conscience de toutes nos perceptions ?
  3. Quelle est la caractéristique de la perception ? Expliquez le « maintenant de la perception »
  4. La perception saisit-elle véritablement les objets ? Expliquez en quoi ils sont « transcendant à la perception » ?

V. Deuxième partie 

  1. Donnez les éléments importants de l’expérience de la couleur
  2. De quoi résulte l’identité de la couleur ? A quel autre auteur auriez vous pu faire référence ici ? Pour quoi ?
  3. Cette opération nous permet de figer le devenir, en quoi est-ce important, voire nécessaire ? Y a-t-il véritablement une identité dans la perception des choses, voire dans les choses elle-même ?
  4. Répondez à cette question après avoir lu le texte de Bergson qui suit, peut-on faire des rapprochements entre Husserl et Bergson ?

Qu’il y ait, en un certain sens, des objets multiples, qu’un homme se distingue d’un autre homme, un arbre d’un arbre, une pierre d’une pierre, c’est incontestable, puisque chacun de ces êtres, chacune de ces choses a des propriétés caractéristiques et obéit à une loi déterminée d’évolution. Mais la séparation entre la chose et son entourage ne peut être absolument tranchée ; on passe, par gradations insensibles, de l’une à l’autre : l’étroite solidarité qui lie tous les objets de l’univers matériel, la perpétuité de leurs actions et réactions réciproques, prouve assez qu’ils n’ont pas les limites précises que nous leur attribuons. Notre perception dessine, en quelque sorte, la forme de leur résidu ; elle les termine au point où s’arrête notre action possible sur eux et où ils cessent, par conséquent, d’intéresser nos besoins. Telle est la première et la plus apparente opération de l’esprit qui perçoit : il trace des divisions dans la continuité de l’étendue, cédant simplement aux suggestions du besoin et aux nécessités de la vie pratique.

Henri Bergson, Matière et mémoire (1896), éd. PUF, coll. Quadrige, p.235

VII. Troisième partie 

  1. Peut-on accéder à la réalité « en soi » ? A quoi notre vision des choses est-elle relative ?
  2. Comment faire face alors au changement ?
  3. Percevoir tous les changements, serait-ce un avantage pour l’action ou bien cela la rendrait-il impossible ?
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