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Dossier de travail sur le "Discours de la méthode"

Mise à jour : 28 décembre 2011

Yannick Bézin, professeur au lycée Léonard de Vinci à Soissons, propose tout un dossier pour étudier en classe le Discours de la méthode de Descartes.

 Présentation de l’auteur :

René Descartes (1596-1650)

Son enfance

René Descartes est né le 31 mars 1596 à La Haye, en Touraine, dans une famille de petite noblesse de robe. Son père, Joachim Descartes, était conseiller au Parlement de Bretagne. Sa mère, petite fille d’un magistrat de Poitiers, mourut en 1597. Lorsque René Descartes liquidera l’héritage maternel en 1622, à vingt-six ans, il bénéficie de six mille livres de rente : il n’eut donc jamais besoin d’embrasser une carrière.
De la toute première enfance de Descartes nous savons peu de choses. La philosophie cartésienne fait peu de cas de l’enfance : pour lui l’enfant, entièrement soumis à ses appétits et à ses précepteurs, est un petit animal produit de ses instincts et de son dressage : il n’a pas encore accès à l’autonomie de la raison.

Le collège

Il fait ses études au collège jésuite de La Flèche, patrimoine d’Henri IV, "une des plus célèbres écoles de l’Europe". Rappelons que le roi Henri IV vient, pour montrer sa générosité envers les protestants, de signer l’édit de Nantes (1598) et, pour signifier sa sympathie envers les catholiques, de rappeler les Jésuites en France (1603). A la Flèche (de 1606 à 1614) Descartes a droit, en raison de sa santé fragile et de ses dons exceptionnels, à un régime privilégié (travailler au lit longtemps le matin, etc.). Il apprend les humanités classiques (latin, grec, rhétorique) et dans les dernières années la philosophie scolastique c’est-à-dire la philosophie d’Aristote telle qu’elle a été adaptée à la foi chrétienne au XIIIe siècle par saint Thomas d’Aquin.

Si la méthode d’enseignement est vivante (discussions et débats organisés entre les élèves) les conclusions sont décevantes. La philosophie scolastique n’aboutit à aucune vérité indiscutable : "Il ne s’y trouve aucune chose dont on ne se dispute". Descartes a horreur de tout ce qui n’est au mieux que possible ou probable. C’est pourquoi par rigueur de méthode, il tiendra pour faux ce qui n’est que vraisemblable. Ainsi, il jugera fort sévèrement l’enseignement reçu et seule, la mathématique trouve grâce à ses yeux. En 1616 il est bachelier puis licencié en droit à l’Université de Poitiers. Le jeune Descartes déçu par l’école va chercher d’autres sources de connaissances ; à savoir loin des livres et des régents de collège : l’expérience de la vie et la réflexion personnelle.

Le grand livre du monde

Descartes n’est pas seulement un homme d’étude et de cabinet : il commence par s’occuper d’équitation et d’escrime, puis il s’établit au printemps 1618 en Hollande à Breda et s’engage dans les armées du prince protestant Maurice de Nassau ou plus exactement s’inscrit, dirions-nous en termes d’aujourd’hui, comme auditeur libre à l’Académie militaire de Breda. Étrange officier qui ne perçoit aucune solde, entretient son équipage à ses frais, dispose d’un "grand loisir" dont il gardera toujours un excellent souvenir et se veut "spectateur" plutôt qu’ "acteur", étudiant libre d’une école de guerre hollandaise plutôt que militaire véritable ! Il s’occupe surtout des mathématiques avec Isaac Beeckman et rédige un petit traité de musique.

En 1619 voici Descartes engagé dans les troupes du duc Maximilien de Bavière. Mais il ne participera aucunement à la terrible guerre de Trente Ans. L’armée catholique à laquelle il appartient prend ses quartiers d’hiver sur les rives du Danube. Nous pouvons aisément imaginer Descartes logé chez l’habitant "dans un poêle" c’est-à-dire dans une chambre bien chauffée par un de ces poêles en porcelaine dont l’usage commence à se répandre, servi par un domestique et livré tout entier à la pure réflexion. Le 10 novembre 1619 des rêves merveilleux l’avertissent qu’il est destiné à unifier toutes les connaissances par une "science admirable" dont il sera l’inventeur.
Après avoir abandonné la vie militaire, il est de retour à Rennes en mars 1622, chez son père. A l’exception d’un voyage en Italie, Descartes restera en France jusqu’à l’automne chez 1628. En 1625-1627 il est à Paris où rencontrera le R.P.Mersenne qui pendant vingt ans correspondra avec toute l’Europe savante, avec Hobbes, avec Galilée, avec Descartes lui-même. Le Révérend Père Mersenne entré dans l’ordre des Minimes en 1619, était féru de sciences et de philosophie et fera de sa cellule du couvent de la place Royale à Paris un des hauts lieux de l’intelligence européenne. Son rôle d’animateur et d’intermédiaire est tout à fait original et essentiel. En été 1628, Descartes assiste à un colloque organisé par Mersenne, où il démolit les prétentions scientifiques d’un alchimiste, un certain Chandoux, redoutable charlatan qui sera pendu pour un faux monnayage en 1632 mais il rencontre surtout le cardinal Pierre de Bérulle, fondateur de l’Oratoire, qui reconnaissant le génie de Descartes lui fait une obligation de publier rapidement sa philosophie.

Descartes en Hollande : 1628-1649

Descartes veut certes renouveler la philosophie, rejeter toute la scolastique, et fonder la métaphysique sur une méthode aussi irréfutable que celle qui triomphe en mathématiques. Mais Descartes n’est pas un révolutionnaire politique ou religieux. Il respecte l’ordre établi et met la foi de son enfance à l’abri de toute critique. Alors pourquoi se cache-t-il en Hollande et pourquoi dans ce pays change-t-il constamment de résidence, habitant à Amsterdam, mais aussi à Leyde, Deventer, Utrecht ? En fait ce que Descartes cherche en Hollande c’est un isolement nécessaire à son travail et la sécurité absolue que lui garantissent l’armée et la police des Provinces Unies !

Il s’est expliqué parfaitement sur ce point dans une lettre à Guez de Balzac : "Je vous convie de choisir Amsterdam pour votre retraite et de le préférer, je ne vous dirai pas seulement à tous les Couvents des Capucins et des Chartreux où force honnêtes gens se retirent, mais aussi à toutes les plus belles demeures de France et d’Italie... En cette grande ville où je suis n’y ayant aucun homme excepté moi qui n’exerce la marchandise chacun y est tellement attentif à son profit que j’y pourrais demeurer toute ma vie sans être jamais vu de personne... Quel autre pays où l’on puisse jouir d’une liberté si entière, où l’on puisse dormir avec moins d’inquiétude, où il y ait toujours des armées sur pied exprès pour nous garder, où les empoisonnements, les trahisons, les calomnies soient moins connus ?...Je ne sais comment vous pouvez tant d’aimer l’air d’Italie, avec lequel on respire si souvent la peste... et où l’obscurité de la nuit couvre des larcins et des meurtres." La vie de Descartes, telle qu’elle nous est connue est essentiellement "l’histoire d’un esprit". Pourtant nous lui connaissons, en Hollande, une aventure sentimentale : Hélène Jans était la servante d’un libraire d’Amsterdam. Il eut d’elle une fille, Francine, née le 19 juillet 1635. La petite Francine mourra d’une fièvre éruptive le 7 septembre 1640.
Tandis que Descartes médite dans la solitude ou dissèque des animaux de boucheries ou prépare un grand livre de physique qui devait s’appeler Le monde, le R.P. Mersenne lui communique une nouvelle fort alarmante : Galilée, auteur des Dialogues sur les deux principaux systèmes du Monde celui de Ptolémée et celui de Copernic, qui a choisi le système de Copernic, vient d’être condamné en 1633 par l’inquisition. Certes Copernic avait déjà affirmé en 1543 que la terre tournait autour du soleil et non l’inverse ; mais c’était à titre de simple hypothèse et son ouvrage exclusivement destiné aux doctes était écrit en latin. Galilée, lui, rédige ses dialogues en langue italienne, et braquant sur le ciel nocturne la lunette qui porte son nom, apporte la preuve expérimentale que ce sont les planètes qui tournent autour du soleil. Descartes est en physique partisan de l’héliocentrisme de Galilée. Il parle de brûler son Traité du Monde et en tout cas renonce à le publier non pas seulement pour préserver sa sécurité mais aussi par fidélité loyale et sincère soumission aux autorités ecclésiastiques. Finalement il se décide en 1637 à publier trois petits extraits de son oeuvre scientifique : la Dioptrique, les Météores, la Géométrie. Ces extraits sont accompagnés d’une préface et c’est la préface qui est restée célèbre : le Discours de la Méthode (1637). Ce discours est une autobiographie intellectuelle mais sa quatrième partie est une métaphysique : Descartes y démontre rapidement que l’âme est indépendante du corps et que l’existence de Dieu se prouve a priori comme un théorème. Faut-il penser alors que le Discours de la Méthode n’est qu’une ruse, une stratégie ? Voyez ma méthode comme elle est efficace et rassurante ! Ne prouve-t-elle pas l’existence de Dieu et la nature purement spirituelle de l’âme ? Et bien entendu, quand le temps sera venu Descartes pourra avec cette méthode si rassurante faire aussi passer la physique et l’héliocentrisme de Galilée ! En fait, on ne saurait prétendre que les préoccupations métaphysiques de Descartes soient accessoires, une simple ruse pour faire passer sa physique. Descartes publie en effet en 1641, en latin, ses Méditations métaphysiques. En 1647 paraît la traduction française des Méditations par le duc de Luynes. Ses thèses sont mal acceptées : à Utrecht en Hollande, en mars 1642 il est interdit d’enseigner sa philosophie. Il n’obtiendra l’annulation de cet interdit en septembre 1649.

Les dernières années

En 1644, Descartes publie une sorte de manuel cartésien, Les Principes de philosophie, dédiés à la princesse palatine Élisabeth dont il est en quelque sorte le directeur de conscience. En 1644 au cours d’un bref voyage à Paris il a rencontré l’Ambassadeur de France auprès de la Cour suédoise, Chanut, qui le met en rapport avec la reine Christine. Celle-ci réclame Descartes auprès d’elle. Après maintes tergiversations, Descartes, non sans laisser à son éditeur, pour être imprimé avant l’automne son Traité des Passions, s’embarque à Amsterdam et arrive à Stockholm en octobre 1649. Le séjour de Descartes "au pays des ours et des glaces" sera décevant et tragique. Pendant un mois la reine l’oublie. Puis elle commande à Descartes une pastorale en vers français "une fable bocagère" en vue d’un divertissement qui sera donné au Palais le 19 décembre pour célébrer à la fois le vingt-troisième anniversaire de Christine et la fin de la Guerre de Trente Ans. Les vers de Descartes ne manquent pas de grâce. Mais voici qu’à présent la royale disciple demande à Descartes une leçon de philosophie quotidienne à cinq heures du matin "comme le temps le plus tranquille et le plus libre de la journée". Descartes contracte une pneumonie, refuse les drogues des charlatans et les saignées systématiques et meurt le 11 février 1650. Son cercueil sera ramené en France en 1667. Ce fut l’occasion d’une cérémonie solennelle mais Louis XIV interdit au chancelier de l’université de prononcer l’éloge public du défunt. Dès 1662 l’église catholique romaine à laquelle Descartes semble s’être toujours humblement soumis avait mis toutes ses œuvres à l’index.

  Présentation de l’œuvre

Publié en 1637, le DM est une préface aux trois Essais scientifiques qui le suivent.

Descartes a 41 ans et une réputation de philosophe et de mathématicien.
Cette préface est apparue comme un manifeste : un texte fondateur de la philosophie moderne.

Un écrit en français

Le DM est rédigé par Descartes en français alors que la langue des savants est le latin. Écrire en français n’est pas rare (cf. les Essais de Montaigne) mais le DM est plus facile et accessible car il consiste en une autobiographie intellectuelle sans citations latines.

"Et si j’écris en français, qui est la langue de mon pays, plutôt qu’en latin, qui est celle de mes précepteurs, c’est à cause que j’espère que ceux qui ne se servent que de leur raison naturelle toute pure jugeront mieux de mes opinions que ceux qui ne croient qu’aux livres anciens. Et pour ceux qui joignent le bon sens avec l’étude, lesquels seuls je souhaite pour mes juges, ils ne seront point, je m’assure, si partiaux pour le latin, qu’ils refusent d’entendre mes raisons, parce que je les explique en langue vulgaire."

- Français = pays = pour ceux qui usent de "leur raison naturelle toute pure".

- Latin = langue universelle des savants, des précepteurs = pour "ceux qui ne croient qu’aux livres anciens" et qui ne les remettent pas en question.

Donc Descartes ne se pose pas en professeur. Il propose une méthode en en présentant la genèse car elle est inséparable des essais scientifiques qui en sont la mise en œuvre et donc la justification. Descartes présente cette méthode au public afin d’en recueillir l’approbation ou les critiques.
Ce choix de la langue n’est pas sans rapport avec la définition que Descartes donne de la raison : elle est une faculté que tous possède, et non pas seulement les doctes, c’est-à-dire les instruits. Descartes pense donc que raisonner est un acte qui ne requière pas de culture.

Cette autobiographie utilise donc le "je" mais ce pronom personnel et individualisé s’élève à l’universalité du sujet de toute connaissance : Descartes décrit sa propre histoire mais tout individu peut en faire l’expérience pour son propre compte.

Le succès auprès du grand public est très relatif : la version en latin est retirée deux fois plus que l’original en français. Ce sont bien les savants qui se sont intéressés au DM. La cause tient peut être à l’hétérogénéité de l’ouvrage

L’hétérogénéité de l’ouvrage

Le DM est le fruit du renoncement de Descartes à la publication de son Traité du monde. Le DM est donc le résultat de retranchements, d’hésitations, de reprises, d’additions. Pourquoi renonce-t-il ?

En 1632-1633 : il rédige son traité.

Le 22/6/1633 : Galilée est condamné à une résidence surveillée (donc sans possibilité de publier ou d’enseigner) par l’Église car il continuait de soutenir, pourtant seulement comme une opinion probable et non comme une vérité absolue, l’héliocentrisme. Le 24/2/1616 il avait déjà été repris : l’héliocentrisme ne devait être présenté que comme une hypothèse. Cette fois, même comme hypothèse, cette théorie est condamnée.

Descartes l’apprend par Mersenne en novembre 1633. Il abandonne donc son projet de publication dans la mesure où il soutenait la même hypothèse. L’héliocentrisme jouait un rôle central dans son exposé : il ne pouvait le supprimer sans que tout le reste s’écroule. Descartes ne craignait pas tant le pouvoir de l’Église romaine (il est alors en Hollande protestante) que les interminables controverses auxquelles il s’exposerait.

"[...] Je m’étais proposé de vous envoyer mon Monde pour ces étrennes, et il n’y a pas plus de quinze jours que j’étais encore tout résolu de vous en envoyer au moins une partie, si le tout ne pouvait être transcrit en ce temps-là ; mais je vous dirai que, m’étant fait enquérir ces jours à Leyde et à Amsterdam si le Système du Monde de Galilée n’y était point, à cause qu’il me semblait avoir appris qu’il avait été imprimé en Italie l’année passée, on m’a mandé qu’il était vrai qu’il avait été imprimé, mais que tous les exemplaires en avaient été brûlés à Rome au même temps, et lui condamné à quelque amende : ce qui m’a si fort étonné, que je me suis quasi résolu de brûler tous mes papiers ou du moins de ne les laisser voir à personne. Car je ne me suis pu imaginer que lui, qui est italien et même bien voulu du Pape, ainsi que j’entends, ait pu être criminalisé pour autre chose, sinon qu’il aura sans doute voulu établir le mouvement de la Terre ; lequel je sais bien avoir été autrefois censuré par quelques Cardinaux, mais je pensais avoir ouï dire que depuis on ne laissait pas de l’enseigner publiquement, même dans Rome ; et je confesse que, s’il est faux, tous les fondements de ma Philosophie le sont aussi, car il se démontre par eux évidemment. Et il est tellement lié avec toutes les parties de mon Traité, que je ne l’en saurais détacher, sans rendre le reste tout défectueux. Mais comme je ne voudrais pour rien du monde qu’il sortît de moi un discours, où il se trouvât le moindre mot qui fût désapprouvé de l’Église, aussi aimé-je mieux le supprimer, que de le faire paraître estropié. [...]" Lettre à Mersenne, fin novembre 1633.

En 1635, il revoit des textes anciens qu’il avait intégrés à son traité :

  • La Dioptrique : traité d’optique = théorie de la lumière, de l’œil et de la vision.
  • Les Météores : traité des phénomènes célestes = astres, ciel, pluie etc.

Il pense y ajouter une préface qui correspond à la 6e partie du DM.
La préface prend de l’ampleur pour devenir ce que nous connaissons. Il ajoute un essai de Géométrie.
L’ensemble est publié le 8/6/1637 à Leyde en Hollande.

Le plan du DM

6 parties dont l’unité est le fil directeur de l’autobiographie. Toutes ces pensées d’ordres divers sont rapportées à celui qui les a pensées.

  1. une histoire
  2. une logique
  3. une morale
  4. une métaphysique
  5. un exposé scientifique
  6. un appel au public

Un discours n’est pas un traité

"Mais je n’ai su bien entendre ce que vous objectez touchant le titre ; car je ne mets pas Traité de la Méthode, mais Discours de la Méthode, ce qui est le même que Préface ou Avis touchant la Méthode, pour montrer que je n’ai pas dessein de l’enseigner, mais seulement d’en parler. Car, comme on peut voir de ce que j’en dis, elle consiste plus en pratique qu’en théorie ; et je nomme les Traités suivants des Essais de cette Méthode, parce que je prétends que les choses qu’ils contiennent n’ont pu être trouvées sans elle, et qu’on peut connaître par eux ce qu’elle vaut : comme aussi j’ai inséré quelque chose de Métaphysique, de Physique et de Médecine dans le premier Discours, pour montrer qu’elle s’étend à toutes sortes de matières." Lettre à Mersenne, 27 février 2004.

Descartes ne prétend pas enseigner ou expliquer sa méthode mais seulement en dire quelque chose : c’est pourquoi nous avons affaire à un discours et non à un traité de la méthode. Un discours est toujours tenu par un sujet qui dit "je" et expose son point de vue. La méthode n’est pas exposée comme telle mais Descartes administre la preuve de son efficacité par les essais : il s’agit bien d’un texte qui est une mise en pratique plutôt qu’un traité théorique. Les Essais prouvent et éprouvent la méthode. C’est pourquoi Descartes tient dès cette préface à donner des exemples de sa méthode en parlant de métaphysique, de physique et de médecine. Elle est réduite à 4 principes d’apparence limpide. Descartes instaure entre les phénomènes de la nature un ordre qui est l’œuvre de l’esprit et non celle des choses.

Questions d’aide à la lecture

  • Questions sur la première partie
  1. Quelle est la définition du "bon sens" ? A quoi Descartes l’assimile-t-il ? Quelle est la cause des divergences d’opinion ?
  2. Comment Descartes résume-t-il la genèse de sa méthode ? Que permet-elle ? Quelle est sa valeur ?
  3. En quels termes Descartes présente-t-il le DM ? Quel est l’objectif qu’il vise en publiant ce texte ?
  4. Expliquez pourquoi l’enseignement que Descartes a reçu lui laisse un impression négative.
  5. Dressez un tableau bilan de chacune des disciplines qui ont été enseignées au jeune Descartes (une colonne pour le profit, une autre pour les critiques).
  6. Pourquoi les "leçons de la vie" sont-elles plus profitables que les "leçons des livres" ?
  7. A quelle conclusion Descartes est-il conduit à propos des mœurs à la suite de ses pérégrinations ?
  • Questions sur la deuxième partie
  1. Comment Descartes met-il en scène sa méditation ?
  2. Quelle est sa première pensée ? Expliquez l’analogie avec l’architecture.
  3. Pourquoi l’enfance est-elle pour Descartes l’âge auquel l’erreur est inéluctable ?
  4. Quel est alors le projet de Descartes ? Expliquez la nouvelle analogie avec l’architecture.
  5. Quels genres d’esprit Descartes met-il en garde contre son projet personnel, et pourquoi ?
  6. Expliquez pourquoi Descartes ne doit s’en remettre qu’à lui-même.
  7. Citez les 4 règles de la méthode et proposez un exemple pour chacune d’entre elles.
  8. Expliquez en quoi un raisonnement est semblable à une chaîne.
  9. Quelle discipline va servir à Descartes d’entraînement à l’application de cette méthode et pourquoi ?
  • Questions sur la troisième partie
  1. Quelles sont les quatre maximes de la morale provisoire ? Comment Descartes les justifie-t-il ?
  2. Pourquoi le doute de Descartes n’est-il pas sceptique ?
  3. Quel est le triple profit que Descartes tire de ses nouveaux voyages ?
  • Questions sur la quatrième partie
  1. En quoi consiste le doute cartésien ?
  2. Quels sont les trois objets sur lesquels il porte ?
  3. A quelle conclusion Descartes est-il conduit ? Pourquoi ne peut-elle être mise en doute ?
  4. Pourquoi l’âme est-elle plus facile à connaître que le corps ?
  5. Quelle règle générale peut-on tirer du "je pense donc je suis" ?
  6. Pourquoi douter est-il un signe d’imperfection ? Quelle est l’origine de l’idée de perfection qui est en l’esprit de Descartes ?
  7. Comment Descartes parvient-il à déterminer la nature de Dieu ?
  8. Pourquoi l’existence de Dieu est-elle plus certaine que celle des figures de la géométrie ?
  9. Comment Descartes justifie-t-il la difficulté qu’éprouvent certains à concevoir ce qu’est l’âme ou Dieu ?
  10. Pourquoi la règle générale (que vous avez identifiée à la question 5) n’est-elle valable que si Dieu existe ?
  • Questions sur la cinquième partie
  1. Quelle fiction Descartes crée-t-il afin d’exposer sans ennui sa physique ?
  2. Quelle est la double action de Dieu ?
  3. Quels sont les domaines abordés par Descartes ?
  4. Sur quel exemple Descartes s’attarde-t-il ? En quoi est-ce encore une mise en œuvre de la méthode ?
  5. A quoi Descartes compare-t-il les organismes vivants ?
  6. Quelles sont les trois différences qui permettraient de distinguer un homme d’un automate ou un robot extérieurement semblable à un homme ?
  7. Quelle est la différence essentielle entre les hommes et les animaux ? Comment Descartes justifie-t-il que les animaux ne parlent pas ?
  • Questions sur la sixième partie
  1. A quel devoir moral Descartes obéit-il en publiant son DM ?
  2. Quelle est pour Descartes la science la plus utile et pourquoi ?
  3. Quel appel lance-t-il et pourquoi ?
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